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Pour être tout à fait honnête (et cru), ça me fait quand même sacrément c**** d'écrire un article avec un titre pareil...En tant que supporter des Spurs et des Lakers, c'est un peu comme si j'adoubais mon rival le plus fidèle. Ennemi héréditaire de San Antonio et bourreau des doubles champions en titre, les Mavs n'en demeurent pas moins impressionnants de maîtrise. Des leaders au taquet, un coach sur la même longueur d'onde que son équipe et un franchise player en état de grâce...Ça pue le titre cette saison à Dallas !

 

Qui peut actuellement se mettre en travers de l'armada de Marc Cuban ? Miami ? Chicago ? On verra ça plus tard...En attendant, rien ni personne ne résiste aux Mavericks de l'autre côté de la Mississipi River en cette fin de saison ! Pourtant, si l'on revient légèrement an arrière, aucun expert ou presque n'aurait mis un penny sur Dallas durant ces playoffs...Résultat ? Il semble bien que ce dédain collectif ait décuplé la volonté des coéquipiers de Dirk Nowitzki. Exit les Blazers au premier tour. Eux qui se présentaient pourtant avec une toute nouvelle et toute belle équipe. "L'outsider le plus sérieux de la postseason !", disais-je alors ! Bercé d'illusion que j'étais, moi qui croyais encore au saint DSK et aux grottes de Tora Bora... Même le retour de feu la All Star Brandon Roy n'y fit rien. Exit on a dit !

Et que dire du balayage, très court derrière les oreilles, des Lakers ? Une formalité pour ces Mavs ! Collectivement, la série fut un rêve de basket : une défense de fer (Kidd sur Mamba...), un matraquage en règle à trois points, des rôles tenus à la perfection, mais surtout, et c'est là que l'on a découvert une nouvelle équipe, une volonté implacable d'achever son adversaire sans jamais le laisser reprendre son souffle... Je n'aurais, honnêtement, jamais cru écrire cela de la team à Dirk !

 

Loose y es-tu ? 

 

Du coup, et c'est là que se situe la plus grande révolution, Dallas est en mission, Dallas veut gagner, et selon moi, Dallas VA gagner. C'est une petite prise de risque de ma part en effet... Mais qui peut aujourd'hui se vanter d'une telle alchimie du bout de son 5 Majeur, jusqu'à l'extrémité de son banc de touche ? Chicago ? Pourquoi pas...Et encore, la jeunesse, un banc moins fort, les croquages en règle de Derrick Rose... Dallas joue encore à un autre niveau.


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Nowitzki vient (encore) de le prouver lors de son dernier match (48 pts, 12-15 FG, 24/24 FT, 6 rbds, 4 ass et 4 contres), il joue sur une autre planète. A tel point que beaucoup d'analystes se posent actuellement la question de sa place dans l'histoire du basket ! On entend : "Top 10 des meilleurs joueurs de l'histoire", "meilleur shooteur de l'histoire"... Le looser perpétuel devient une légende sous nos yeux ! Idem pour Jason Kidd ! Dans le sillage de l'Allemand, il est à l'apogée de son expérience et son corps semble encore loin de la retraite. Et que dire de l'apport défensif de Tyson Chandler ou de coups de boutoir des deux remplaçants de luxe, Jason Terry et J-J Barea...

 

J'ai bien l'impression que la dynamique ait changé de camp de ce côté-ci du Texas. La réputation de looser qui leur collait à la peau a fait place à une rage et une rigueur sans faille. Il ne leur reste plus maintenant qu'à se débarrasser du poil à gratter Thunder, mais là encore, je prends la pari : les Mavs passeront. Et quelque chose me dit même que les lourdes défaites du passé feront leur effet en finale, quel que soit leur adversaire. J'assume, les Mavs ont une gueule de champion...

 

 

Alexandre Robert 


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Il y a deux ans, il était celui dont personne ne voulait, un joueur avec un talent inné mais un sens du travail proche du néant et un égo surdimensionné. Aujourd'hui, il est la pièce maîtresse d'une équipe de Memphis toute proche de la première finale de conférence de son histoire.

 

« Je pense que c'est le meilleur ailier-fort de la ligue, sans hésitation. Il est phénoménal. C'est le go-to-guy de cette équipe. Lorsque ses coéquipiers lui donnent le ballon, il est capable de prendre la position et de shooter de n'importe où sur le terrain. Il est incroyable. »

 

Cet hommage est signé Kevin Durant. Et non, il ne s'adresse pas à Tim Duncan ou à Kevin Garnett, mais bien à Zach Randolph. Ces mots ont été prononcés à la suite du premier match de la demi-finale de conférence opposant le Thunder et les Grizzlies, remporté 114-101 par les coéquipiers de Z-Bo. Ce jour-là, le franchise player de Memphis bat son record de points en playoffs avec 34 points, auxquels il ajoute 10 rebonds et 3 interceptions. Une belle revanche pour un joueur que tout le monde considérait comme incontrôlable au début de sa carrière, et qui joue aujourd'hui le meilleur basket de sa carrière.

 

Portland : un talent fou mais une très mauvaise influence


Petit retour en arrière. Z-Bo, de son vrai nom Zachary Randolph, est drafté en 2001 à la 19e place par les Blazers, après une bonne saison chez les Spartans de Michigan State. À l'époque, on dit de lui que c'est un scoreur né, bon rebondeur, et plutôt agile malgré ses 2,06m et ses 118kg. Après deux saisons d'apprentissage dans un effectif des Blazers en reconstruction, il prend du galon et s'impose comme l'arme principale de Portland. Après une saison à 20pts et 10rbs, il remporte même le titre de Most Improved Player. Il dispute deux campagnes de playoffs, et se fait sortir deux fois au premier tour, malgré des performances honorables.

 

 

Mais surtout, ses coéquipiers et lui remplissent quotidiennement la colonne faits-divers des journaux. Surnommés les « Jail-Blazers », certains joueurs font preuve d'un comportement extra-sportif intolérable. Randolph a, à cette époque, des coéquipiers nommés Rasheed Wallace, Darius Miles, Damon Stoudemire, Bonzi Wells... et Ruben Patterson, avec qui Z-Bo se battra lors d'un entraînement, ce qui lui vaudra deux matchs de suspension. Il est également arrêté pour conduite en état d'ivresse et sous influence du cannabis. Il est aussi présent lorsque son frère, Roger Randolph, est pris dans une fusillade dans une discothèque de l'Indiana. Son frère fut finalement mis en prison.

 

Pris dans les nombreuses tourmentes, Zach obtiendra la réputation d'un bon joueur de basket mais incapable de se fondre dans un collectif et avec un comportement des plus égoïstes.

 

New-York et les Clippers, ou la lente descente aux enfers


Jour de draft 2007. Les Blazers ont le premier choix. Alors que tous les sondages voient Kevin Durant rejoindre l'Oregon, c'est finalement Greg Oden qui sera appelé le premier par David Stern. Un choix qui, aujourd'hui, reste peut-être l’une des plus grosses erreurs de l’histoire de la ligue US. Mais ce soir-là, les Blazers avaient décidé de repartir de zéro. Le premier à payer cette décision fut Zach Randolph, envoyé à New York en échange de Steve Francis et Channing Frye.


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On se dit qu'à New York, il va redevenir ce joueur talentueux qui avait remporté le titre de MIP. Et pourtant... Z-Bo joue dans une équipe faible et peine à tirer son épingle du jeu. Les Knicks finissent la saison bons derniers de leur division et Randolph devient, avec Isiah Thomas, la tête de turc du Madison Square Garden. Un an et demi plus tard, NYC le transfère dans l'équipe la plus faible de la NBA, les Clippers. Il y joue la moitié de la saison, et s'il est sans conteste le meilleur joueur de l'équipe, il ne parvient pas à faire gagner la franchise.

 

Memphis, le pari réussi


Avec la sélection de Blake Griffin et la progression de Chris Kaman, Les Clips doivent un choix parmi leur deux power forward vétérans pour faire de la place au petit nouveau. C'est finalement qui fera les frais de l'arrivée de Quake Griffin dans la grande ligue. Zach Randolph est une nouvelle fois transféré, et qui plus est, encore dans une équipe de bas de tableau : les Grizzlies, qui acceptent de prendre en charge le gros contrat du joueur. 

Les Grizzlies, eux aussi en pleine reconstruction après le départ de Pau Gasol vers les Lakers, font le pari de prendre Randolph et de l'incorporer dans un effectif de jeunes loups, composé de Rudy Gay, Mike Conley et Marc Gasol. Très vite, les détracteurs du monde de la NBA expliquent que ça ne va pas marcher, que les Grizzlies doivent jouer up-tempo, un style qui ne correspond pas à Z-Bo et qu'il va foutre le boxon dans une équipe qui se construit petit à petit.

 

" S'ils se qualifient, ils rencontreront Dallas, qu'ils ont battu 3 fois sur 4 cette saison "

 

Pourtant, la greffe va prendre tout de suite. Zach s'adapte à merveille au style de jeu, et surtout au style de vie de Memphis. Il sait qu'il n'a pas le talent d'un Duncan ou d'un Gasol, mais il travaille dur, se bat sur tous les rebonds, et surtout prend conscience qu'il peut, par son jeu, rendre meilleur ses coéquipiers. L'an dernier, avec des stats sensiblement égales à celles qu'il avait aux Knicks ou aux Blazers, il permet à Memphis de passer de 24 à 40 victoires. Trop juste encore pour accrocher les playoffs, mais encourageant pour la suite.

 

La suite, on la connaît. Cette saison, Z-Bo emmène les Grizzlies en playoffs et élimine les Spurs, pourtant premiers de la conférence ouest, en dominant la série de la tête et de ses larges épaules. Aujourd'hui, son équipe est à 2-2 en demi-finale de conférence. S'ils se qualifient, ils rencontreront Dallas, qu'ils ont battu 3 fois sur 4 cette saison. La route des Finals s'ouvre donc devant Z-Bo. Qui l'eût cru il y a deux ans de cela?

 

 

Brian ORSINI

 

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Ca y est. Les Lakers sont sortis. Ou plutôt, les Mavs sont passés. Car la plupart des articles, médiatisation oblige, parleront plus de la déroute des champions en titre que du succès des texans. Pourtant, à tout point de vue, chacun mérite d’être là où il en est. Le dernier match entre ces deux équipes stigmatise la série, et a permis de mettre en lumière les ingrédients d’une belle gifle.

 

Des choix défensifs payants

Tout d’abord, le choix de mettre le meneur en défense sur Bryant. Ca permettait de renforcer l’aide défensive à l’intérieur. Dans ce secteur là, les texans pouvaient craindre la domination de Bynum et Gasol. Or, Bryant n’ayant plus le même premier pas qu’il y a quelques années, lui coller sur le paletot le plus petit joueur du cinq renforçait la raquette et permettait de mieux gêner les shoots des intérieurs californiens.

 

Des leaders mieux utilisés

Ceux qui doutaient des restes de Kidd et Stojakovic ont été servis. Les Lakers cherchent encore comment bloquer Nowitzki. En un contre un, l’allemand a été inarrêtable. En prise à deux, Stojakovic et Kidd se sont régalés à shooter behind the arc dans leurs pantoufles. On peut au passage rendre hommage à Kidd. S’il n’a plus les mêmes qualités pour jouer la transition, il a eu le mérite, malgré sa riche et longue carrière, de travailler comme un damné son shoot, et d’en avoir fait une arme redoutable. Quant à Jason Terry, son entraîneur lui a donné un rôle que Jackson n’a pas su donner à Shannon Brown. Il a donc pénétré, foutu la merde dans la défense adverse, pour mieux renverser sur Kidd ou Stojakovic, ou offrir à Nowitzki une position de un contre un. Ses 32 points lors du dernier match ont été une belle récompense. Pourtant, Brown dispose également des qualités nécessaires pour dynamiter une défense lorsque les regards sont portés sur Kobe.

 

Une différence de banc.

Les remplaçants texans ont été bien mieux utilisés que leurs homologues. En témoigne le match 4 de Barea, et son 2+1 du quatrième quart temps, symbole de la série. Il perfore la défense d’une équipe qui semble avoir baissé les bras, et provoque l’expulsion d’un Bynum sous utilisé. Pourtant, la qualité de son premier match laissait un indice sur la faiblesse des Lakers.

 

Pourquoi ne pas donner la balle à l’intérieur ?

En effet, les Mavs manquaient de défenseurs pour bloquer les intérieurs californiens. Or, ils n’ont eu que trop rarement le ballon. Seul Odom, en s’écartant, en dézonant, a posé des problèmes. Pour une fois qu’il fait preuve de constance, les Lakers n’ont pas su en profiter. C’aurait également pu être le meilleur moyen de stopper offensivement Nowitzki…en l’obligeant à faire des fautes et à dépenser de l’énergie,  et en réduisant ainsi son temps de jeu et son énergie offensive.

 

Un système en triangle qui montre ses limites

Pour que le système en triangle fonctionne, il faut deux joueurs dominants. Ca n’a jamais été le cas sur toute la série. Ce sont les joueurs qui font ce système et non l’inverse. Et lorsque ça ne fonctionne pas, les Lakers manquent de solutions.

 

Un abandon collectif

Si l’on a souligné les qualités défensives des Mavs sur cette série, on se doit également pour terminer de mettre l’accent sur la démission collective des champions en titre. A la lecture de la dernière interview de Kobe, promettant que les siens allaient l’emporter 4-3, permettez moi de sourire. Les Lakers ont abandonné, allant même jusqu’à faire jouer les « indésirables » les cinq dernières minutes (ça m’a permis de voir que Luke Walton avait encore un contrat de joueurs, je le croyais devenu bagagiste). J’ai trouvé ça lamentable de la part d’un champion en titre, de ne pas se battre jusqu’au dernier souffle. Notre cher fan des purple and yellow, Brian Orsini, nous rappelle régulièrement dans ses articles deux choses. Premièrement, que les titres se gagnent en défense. Pour le coup, ça paraissait compliqué. Deuxièmement, qu’on ne doit jamais sous-estimé le cœur d’un champion. Sauf lorsqu’il refuse de battre.

 

Bryant n’égalisera pas Jordan

Eh non ! Bryant n’égalisera pas Jordan. En tous cas pas cette année. Je n’ai jamais vu les coéquipiers de Jordan le lâcher en play-offs. Mais il faut dire qu’à la différence de Kobe, Jordan s’entraînait, lui!

 

Et maintenant ?

Bonne chance aux Texans, qui ont les qualités requises pour atteindre les finales. Coté californien, l’an prochain ressemble à une année de transition, avec un nouveau coach et des contrats de joueurs vieillissants qui courront jusqu’en 2012-2013. Phil Jackson arrête. Au moins, à la fin, il n’aura pas eu la même chance de cocu qui a traversé sa carrière de coach. 

 

Benjamin Panichi

 

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Tout ça pour ça... Après la signature de Carmelo, la récente bonne dynamique de l'équipe et au vu des piètres performances des Celtics à la fin de la saison régulière, on se disait que New York pouvait, devait créer la sensation. Au final, les Knicks repartent avec un sweep dans la vue, de nombreux regrets et un été plein d'incertitudes qui se profile.

 

Dimanche soir, Madison Square Garden. Le buzzer final vient de retentir. Malgré un sursaut d'orgueil dans le dernier quart-temps, les Knicks s'inclinent (101-89) face à une équipe de Boston plus expérimentée, plus forte en défense, plus efficace en attaque. Une défaite synonyme de sweep pour les hommes de D'Antoni, première équipe de ces playoffs 2011 à se retrouver en vacances.


Pourtant, on ne peut pas dire que les Celtics aient ultra-dominé la série. Victore de deux points dans le match 1, de trois points dans le match 2, avec à chaque fois la possibilité pour New York de gagner ces rencontres. Ensuite, avec un Billups out et un Stoudemire très diminué, et malgré un énorme Carmelo Anthony, les Knicks ne pouvaient pas faire grand-chose face à l'armée verte.

 

Aujourd'hui, la franchise se trouve dans une situation compliquée. L'équipe a retrouvé les playoffs après six ans de disette. Plus important, elle a (re)trouvé des leaders sur et en dehors du terrain, ainsi que son illustre ferveur populaire. Le problème, c'est qu'à New York, encore plus qu'à Miami où à Los Angeles, cette ferveur suscite des attentes énormes. Cet été, les Knicks doivent obligatoirement se donner les moyens de conquérir un titre NBA qui les fuit depuis... 1973 !

 

 

Les joueurs, premiers responsables

 

Pour aller de l'avant, faisons un retour en arrière et analysons les raisons de l'échec des Knicks. Ok, Billups a été blessé. Ok, Stoudemire s'est fait mal au dos tout seul comme un débile. Ok, Turiaf a joué toute la saison sur une jambe. Mais les blessures font partie du jeu et touchent toutes les équipes. Kobe s'est blessé, Wade a été diminué, Chris Paul aussi. Les Celtics jouaient sans Shaq et ont perdu beaucoup de cadres cette année... Et puis, même certains joueurs blessés arrivent à se transcender pour atteindre les sommets. B-Roy, si tu me lis...

 

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D'un autre côté, Ray Allen, Paul Pierce et Rajon Rondo ont élevé leur niveau de jeu. Ce qu'a su faire Carmelo Anthony, mais pas ses coéquipiers. Manque de talent, manque d'expérience? Les deux mon capitaine. Mais si les Knicks veulent battre des équipes comme Boston ou Chicago, il va falloir qu'ils se remettent en question, surtout défensivement. Toney Douglas s'est constamment fait poster par Rajon Rondo et a mangé soit un panier, soit une passe décisive sur chaque action. Stoudemire, qui n'est déjà pas un monstre défensif, a eu bien du mal, étant diminué, face à Garnett. Landry Fields s'est fait détruire par Ray Allen. Ça fait beaucoup pour espérer battre les Celtics...


D'Antoni, le point faible?

  

De l'avis de la majorité des spécialistes, la principale cause tient en un nom : Mike D'Antoni. L'ancien gourou des Suns, en poste depuis 2008, est réputé pour son style run-and-gun et son amour de l'attaque à tout-va, mais pas pour sa défense. Et comme le veut l'adage, en playoffs, « offense wins games, defense wins championships ». La série face à Boston en a été la preuve. L'incapacité des Knicks à stopper les Celtics dans le money time, et à générer de l'attaque face à la défense hermétique de Doc Rivers a apporté de l'eau au moulin des détracteurs de l'italo-américain.

 

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Pourtant, au niveau des joueurs, hors de question de se séparer de l'homme à la moustache bien fournie. « Coach D’Antoni est la raison pour laquelle nous avons terminé avec un bilan positif. Grâce à lui, nous aurions pu avoir une chance de réussir quelque chose de spécial en playoffs si nous n’avions pas eu toutes ces blessures », a affirmé Amar'e Stoudemire. Un propos relayé par la grande majorité du vestiaire New-Yorkais.

 

L'entraîneur a le soutien de ses joueurs. Pour autant, pour pouvoir accéder aux demi-finales de conférence et plus, D'Antoni va devoir revoir son plan de jeu. En attaque, il faut que Carmelo et Amar'e se trouvent plus facilement, que les mouvements de l'un libèrent de l'espace pour l'autre. Il faudra trouver un moyen de plus impliquer les (bons) role-players que peuvent être Landry Fields, Toney Douglas, Shawne Williams, voire même notre Ronny Turiaf national.

Défensivement, ça va être dur. La cohésion est inexistante, les rotations sont très lentes (lorsqu'il y en a). Et les choix de D'Antoni sont suspicieux. Il a fait des pieds et des mains pour obtenir un « stopper » défensif, pour ensuite virer Corey Brewer, prendre Jared Jeffries et le faire défendre sur des pivots... Manquant de « grands », il n'a que trop peu fait appel à la zone, qui aurait pu rendre quelques services. Mais il est difficile d'aller contre sa nature offensive.

La solution est-elle de recruter un nouveau coach ? Pas certain. L'expérience Larry Brown est encore dans les mémoires des fans de la Big Apple. Mike D'Antoni a encore une année pour prouver qu'il peut mener ce groupe loin. Après quoi, il sera peut-être trop tard.

 

Donnie Walsh ne doit pas s'arrêter en si bon chemin

 

L'autre pièce maîtresse du puzzle Knicks, c'est le Président, Donnie Walsh. L'homme qui a réussi à ramener les Knicks des tréfonds du classement jusqu'aux playoffs cette année. Il restera comme celui qui s'est séparé d'Isiah Thomas et de joueurs comme Jamal Crawford, Zach Randolph, Jerome James, Stephon Marbury ou Quentin Richardson. Et surtout, celui qui a fait venir Amar'e Stoudemire et Carmelo Anthony. Aujourd'hui, si la franchise aspire à retrouver les sommets, elle le doit en très grande partie à Walsh.

 

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Mais c'est peut-être justement aujourd'hui que le plus dur commence. L'équipe en est à un point où elle peut jouer les playoffs chaque année, mais elle ne peut pas encore rivaliser avec les top teams que sont les Celtics, le Heat ou les Bulls. Et même s'il y aura plus de repères l'année prochaine, que les jeunes comme Douglas ou Landry Fields vont progresser, il manque encore une pièce maîtresse. Soit un intérieur dominant pour jouer avec STAT, soit un meneur de jeu capable de contrôler le tempo du match et servir ses stars en temps voulu. Ça tombe bien, entre la menace du lock-out et les free-agents qui se profilent, à savoir Dwight Howard, Chris Paul et Deron Williams, il y a de quoi faire. Ajoutez l'un de ces trois noms à l'équipe actuelle, et vous obtenez un trio aussi fort que le Big 3 de Miami, auto-proclamé meilleur trio de tous les temps...

 

Conclusion, les Knicks vont passer un été compliqué. Même si le futur s'annonce plutôt bien, il va falloir que les joueurs et le front-office redoublent d'efforts pour que New-York s'affirme comme un prétendant sérieux au titre de champion. Le potentiel sur le terrain est là, la ferveur populaire et médiatique aussi. La marge de manœuvre est toutefois assez étroite. Attention à la sortie de route qui pourrait faire retomber rapidement le soufflet New-Yorkais...

 

Brian ORSINI

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Un meneur adverse inarrêtable. Un Kobe qui joue tout seul, et uniquement en attaque. Un Fisher à qui on a fait l’amour si violemment qu’on l’a laissé pour mort les bras en croix sur le lit. Un Artest aussi con que W. Bush. Un coach avec un taux de THC frisant l’indécence. Une défense indigne des playoffs. Des Pom Pom qui attirent l’attention. Voici les ingrédients de ce Lakers vs Hornets.


Le match était plaisant à voir. Pendant les trois premiers quart-temps, la partie semblait équilibrée. Bien que New Orleans ait pris un petit matelas d’avance dans le deuxième QT, Kobe Bryant était en état de grâce, et on pouvait imaginer qu’à l’heure du sang, les double champions allaient serrer la vis et s’imposer avec autorité. Malheureusement pour les supporters purple and yellow, ils ne se sont jamais mis en mode playoffs. Une telle désinvolture défensive touche au ridicule. Bien sûr, il y a eu en l’occurrence un problème de coaching. Mais avant tout, les joueurs n’ont pas fait les efforts nécessaires. A ce niveau là, c’est un manque de professionnalisme. Et on peut se demander s’ils sont capables d’aller au bout. En défendant comme cela, de toute façon, ils seront vite en vacances.

 

Du Chris Paul à toutes les sauces

Le schéma de New Orleans était pourtant simple. Chris Paul se met sur un côté et l’intérieur le plus proche vient lui porter un écran. A partir de là, quatre solutions. Option 1 : Chris Paul s’écarte et shoote. Option 2 : il pénètre et marque. Option 3 : il pénètre, attire deux défenseurs, et donne au deuxième intérieur qui arrive en trailer et n’a plus qu’à déposer la balle. Des intérieurs qui, en l’absence de David West, ont globalement dominé leurs adversaires. Option 4 : il pénètre, fixe deux défenseurs, et renverse sur l’ailier opposé qui shoote à 3 points dans un fauteuil. Pour l’option 4, il s’agit de n’importe quel ailier, sauf Ariza et Belinelli. Le premier parce qu’il n’en rentre pas un et semble plus un joueur de pénétration et de contre attaque. Le second parce qu’il est lent et préfère attendre que son défenseur revienne, afin de shooter en arrière, sur un pas, et de préférence un mètre derrière la ligne. Forcément, il a moins de réussite...

 

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Bryant refuse de défendre

En gros, New Orleans n’a rien proposé de nouveau, puisqu’ils ont le même jeu depuis deux ans, donc il n’y avait aucune raison d’être surpris. Avec West blessé, leur jeu se résume à ce système. Paul a été très fort, certes, mais parce que personne n’a défendu correctement sur lui. Et Jackson a presque tout essayé, sauf ce qui s’imposait. Au début, fort logiquement, il a mis Fisher. Le pauvre pré-retraité s’est fait casser les deux reins et les deux chevilles. Du coup il a mis Bryant dessus. Sauf que Bryant, il met autant de cœur à l’ouvrage en défense qu’à l’entraînement. Sur chaque écran, il se faisait switcher, et ne faisait pas l’effort de reprendre Paul. Du coup c’est Gasol qui se retrouvait dessus, et la scène était plutôt rigolote au détriment de l’espagnol (le must du must restant le triple cross over suivi d’un shoot en tête de raquette, devant un Gasol mystifié gardant les bras ballants le long du corps et ramassant un shoot dans sa face d’un gars d’1m80). Après ça, ne me dite plus s’il vous plait que la présence de Bryant dans le cinq défensif de la ligue n’est pas une pure blague commerciale.

 

Gasol ignoré

La plupart des articles sur ce match retiendront les paniers de l’impossible réussis par Bryant. Ils retiendront plus rarement son inactivité défensive, et son incapacité à servir Gasol dans les bonnes conditions. Le 2/9 au shoot de l’intérieur ibère n’est qu’un leurre. Il n’a quasiment jamais été bien servi. Cela fait trois ans que ça dure. En saison régulière ça passe, mais en playoffs, pour gagner, Black Mamba a besoin de s’appuyer sur lui. Sinon, et ce fut le cas hier soir, la défense peut se concentrer uniquement sur Bryant et enfin l’arrêter. L’année dernière en finale, c’est parce qu’il donne la balle à Gasol dans le money time qu’ils arrachent le game 7, et par là même le titre. S’il faut à chaque fois être au pied du mur pour se mettre à jouer au basket, c’est pénible.


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Artest…peut-être le champion du monde !

Pour en revenir au casse tête défensif posé par CP3, devant l’impuissance de Fisher et Bryant, le Zen Master a essayé Artest. Il paraît que c’est un bon défenseur. Peut être, mais pas face à ce type de gabarit. Et il ne faut pas oublier qu’avant d’être un bon défenseur, il est surtout atteint d’un niveau de connerie proche de la psychiatrie lourde. Il a donc consommé trois fautes en trois actions, deux mètres derrière la ligne des trois points, juste sur le premier pas de Paul…C’est donc le pauvre Fisher qui s’y est collé une dernière fois. On a pu lire sur son visage la détresse du caniche nain qui, face à un dogue allemand, a le choix entre se faire bouffer ou sodomiser.

 

Et Shannon Brown dans tout ça ?

Shannon Brown était peut-être le plus à même de défendre sur Chris Paul. Il aurait fallu pour cela sacrifier Artest ou Fisher dans le money time. Ca valait le coup d’être tenté. Si ça ne l’est pas au prochain match, il faudra miser très certainement sur une méforme du meneur de New Orleans pour voir les Lakers s’imposer. En attendant, leur défaite fait tache, montre une certaine fébrilité, et rajoute du suspens, ce qui n’est pas pour me déplaire.


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Phil Jackson est une gigantesque blague

J’aimerais pour terminer ce pamphlet m’attarder sur le Zen Master. Pour être zen, il est zen. Il passe son temps à rigoler, et semble sous psychotropes. Seules deux choses lui lèvent le sourire : le score final, et Artest (ce qui nous fait un point commun). J’aimerais revenir sur un épisode fantastique du match, la blessure de Bryant. Ce dernier, à la fin du premier quart, se blesse à la nuque en tombant sur le genou d’un spectateur. Une fois le buzzer retenti, dans n’importe quelle équipe, le médecin s’occupe du blessé, pendant que les joueurs se désaltèrent et écoutent les consignes du coach. Eh bien là, c’est différent ! Tous les joueurs sans exception entourent Bryant pour se soucier de sa santé, et pendant ce temps là, Phil Jackson est toujours assis sur sa chaise, et regarde les pom pom avec un sourire d’enfant (la photo ci-dessus à quand même de quoi en déconcentrer plus d'un...). Mais il paraît qu’il s’agit du meilleur coach de tous les temps…Moi, il me fait de plus en plus penser au vieux dans Hot Shot. Il est détraqué, complètement à côté de la plaque, mais un concours de circonstances le fait passer à la fin pour le héros de service.  

 

Benjamin Panichi

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